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Mai 16

Le « Colloque international sur la régionalisation avancée au Maroc » dans la Presse

CHALENGE :

Régionalisation avancée : Brainstorming à Béni Mellal

Un colloque international vient d’être organisé à Béni Mellal, par l’Université Sultan Moulay Slimane en partenariat avec le Conseil régional de Tadla-Azilal, la  Remald et l’Association Forum Beni Amir. Les recommandations.

Par Adama Sylla 

«La régionalisation avancée : pour une approche progressive » a été le thème principal d’un colloque international organisé, le 26 avril 2014 à Béni Mellal, par l’Université Sultan Moulay Slimane en partenariat avec le Conseil régional de Tadla-Azilal, la  Remald et l’Association Forum Béni Amir.
Inscrit dans la dynamique imposée par les choix stratégiques nationaux et en application de la démarche participative dans le traitement des questions relatives à la gestion de la chose publique, ce colloque s’est proposé d’accompagner les changements rapides ainsi que les initiatives édifiantes proposées dans le cadre de la régionalisation élargie. Il a ainsi été une occasion pour engager un dialogue fructueux entre experts, spécialistes, académiciens et différents élus, à même de permettre l’établissement d’un échange de connaissances, d’informations et d’expertises, tout en tenant compte de l’ampleur des responsabilités imposées par l’impératif de répondre aux besoins et attentes de la population. les Conférenciers et les participants ont souligné que la mise en place de la régionalisation avancée doit s’inscrire dans une stratégie progressive dans le temps afin de rajuster et d’adopter, au fur et à mesure, les dispositifs mis en place pour répondre aux contraintes rencontrées et aux besoins identifiés. Ils ont mis l’accent également sur la nécessité de l’adoption de la Charte de décentralisation administrative pour faire des administrations de l’Etat, sur le plan territorial, des outils essentiels à l’accompagnement de la région, de l’implication des citoyens et citoyennes locaux qualifiés à la gestion des affaires locales et de l’activation progressive de la fonction primordiale du Conseil régional par rapport aux autres conseils élus.

Le colloque s’est déroulé en deux sessions, la première était axée sur «la régionalisation progressive à la lumière des Discours Royaux», «la mise en œuvre progressive des principes constitutionnels de la régionalisation avancée», «la régionalisation dans le système fédéral Allemand: entre le texte constitutionnel et la dynamique de pratique progressive» et «la question de la gradualité dans le système d’autonomie des provinces du Sud».

La seconde session a été axée principalement sur «La régionalisation avancée: mécanismes initiaux», «la mise en œuvre graduelle des principes cadres de la régionalisation avancée» et «les impacts attendus de la régionalisation avancée sur l’administration centrale». «Le modèle marocain de régionalisation avancée s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par S.M. le Roi Mohammed VI visant à lancer une nouvelle dynamique qui jettera les bases solides du Maroc du 21e siècle », a souligné un des conférenciers, le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques, Charles Saint-Pro. Selon cet éminent professeur, également spécialiste du monde arabe et de l’islam au centre Maurice Hauriou de l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité, la régionalisation avancée est un grand chantier qui s’inscrit dans une stratégie progressive «nécessaire à son déploiement dans le temps et dans la mise en place de dispositifs susceptibles d’être corrigés au fur et à mesure des besoins et des expériences».

Revenant sur des exemples de régionalisation dans plusieurs pays notamment l’Espagne et l’Allemagne, Charles Saint-Pro  a estimé que la régionalisation marocaine devra naturellement se faire à la lumière de la particularité de l’évolution historique de l’État marocain et selon les seuls intérêts de la nation marocaine. Il a fait en outre remarquer que SM le Roi Mohammed VI a envisagé le projet de régionalisation comme «une nouvelle étape vers une modernisation qui doit rester combinée à la tradition nationale et aux paramètres du Maroc millénaire». Pour l’expert français, la relance du processus de décentralisation au Maroc répond à des besoins précis, à savoir parachever le changement de l’organisation administrative du pays pour associer tous les acteurs du développement et conjuguer leurs efforts avec ceux de l’État et réduire ainsi les fractures géographiques et socio-économiques. Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de permettre les adaptations rendues nécessaires par le statut avancé avec l’Union européenne et les défis de la mondialisation, ainsi que de prendre en considération le facteur social.

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JOURNAL LE MATIN

Expert français : «Le modèle marocain de régionalisation avancée s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par S.M. le Roi»

Publié le : 29 avril 2014 – LE MATIN

Le modèle marocain de régionalisation avancée s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par S.M. le Roi Mohammed VI visant à lancer une nouvelle dynamique qui jettera les bases solides du Maroc du 21e siècle, a souligné le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques, Charles Saint-Pro, rapporte la MAP. Selon la même source, la régionalisation avancée est un grand chantier qui s’inscrit dans une stratégie progressive «nécessaire à son déploiement dans le temps et dans la mise en place de dispositifs susceptibles d’être corrigés au fur et à mesure des besoins et des expériences», a-t-il indiqué lors d’un colloque tenu récemment à Béni Mellal sur «la régionalisation avancée : pour une approche progressive», organisé par l’Université Sultan Moulay Slimane en partenariat avec le Conseil de la région Tadla-Azilal et la Revue marocaine d’administration locale et de développement (Remald).

Selon le Pr Saint-Prot, ce projet marocain qui revêt une «dimension stratégique» doit allier authenticité et démarche empirique, notamment lorsqu’il s’agit d’un découpage territorial approprié, de la mise en place de la répartition des pouvoirs et des compétences entre l’État central et les collectivités territoriales, de l’organisation d’un système cohérent de financement, de l’implication des collectivités territoriales dans le développement du pays et de la formation des élus locaux et des fonctionnaires territoriaux. Il a rappelé que, dans un discours annonçant l’installation de la commission consultative de la régionalisation, le Souverain avait évoqué un projet national dont l’objectif est de construire un «modèle maroco-marocain» afin d’apporter des «réponses créatrices à des questions marocaines majeures» sans «sombrer dans le mimétisme ou la reproduction à la lettre des expériences étrangères», toujours selon la MAP.

Revenant sur des exemples de régionalisation dans plusieurs pays notamment l’Espagne et l’Allemagne, il a estimé que la régionalisation marocaine devra naturellement se faire à la lumière de la particularité de l’évolution historique de l’État marocain et selon les seuls intérêts de la nation marocaine. Le Pr Saint-Pro, également spécialiste du monde arabe et de l’islam au centre Maurice Hauriou de l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité, a fait en outre remarquer que S.M. le Roi Mohammed VI a envisagé le projet de régionalisation comme «une nouvelle étape vers une modernisation qui doit rester combinée à la tradition nationale et aux paramètres du Maroc millénaire». Pour l’expert français, la relance du processus de décentralisation au Maroc répond à des besoins précis, à savoir parachever le changement de l’organisation administrative du pays pour associer tous les acteurs du développement et conjuguer leurs efforts avec ceux de l’État et réduire ainsi les fractures géographiques et socio-économiques. Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de permettre les adaptations rendues nécessaires par le statut avancé avec l’Union européenne et les défis de la mondialisation ainsi que de prendre en considération le facteur social.

Expert français : «Le modèle marocain de régionalisation avancée s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par S.M. le Roi»

Publié le : 29 avril 2014 – LE MATIN

Le modèle marocain de régionalisation avancée s’inscrit dans la ligne des réformes impulsées par S.M. le Roi Mohammed VI visant à lancer une nouvelle dynamique qui jettera les bases solides du Maroc du 21e siècle, a souligné le directeur de l’Observatoire d’études géopolitiques, Charles Saint-Pro, rapporte la MAP. Selon la même source, la régionalisation avancée est un grand chantier qui s’inscrit dans une stratégie progressive «nécessaire à son déploiement dans le temps et dans la mise en place de dispositifs susceptibles d’être corrigés au fur et à mesure des besoins et des expériences», a-t-il indiqué lors d’un colloque tenu récemment à Béni Mellal sur «la régionalisation avancée : pour une approche progressive», organisé par l’Université Sultan Moulay Slimane en partenariat avec le Conseil de la région Tadla-Azilal et la Revue marocaine d’administration locale et de développement (Remald).

Selon le Pr Saint-Prot, ce projet marocain qui revêt une «dimension stratégique» doit allier authenticité et démarche empirique, notamment lorsqu’il s’agit d’un découpage territorial approprié, de la mise en place de la répartition des pouvoirs et des compétences entre l’État central et les collectivités territoriales, de l’organisation d’un système cohérent de financement, de l’implication des collectivités territoriales dans le développement du pays et de la formation des élus locaux et des fonctionnaires territoriaux. Il a rappelé que, dans un discours annonçant l’installation de la commission consultative de la régionalisation, le Souverain avait évoqué un projet national dont l’objectif est de construire un «modèle maroco-marocain» afin d’apporter des «réponses créatrices à des questions marocaines majeures» sans «sombrer dans le mimétisme ou la reproduction à la lettre des expériences étrangères», toujours selon la MAP.

Revenant sur des exemples de régionalisation dans plusieurs pays notamment l’Espagne et l’Allemagne, il a estimé que la régionalisation marocaine devra naturellement se faire à la lumière de la particularité de l’évolution historique de l’État marocain et selon les seuls intérêts de la nation marocaine. Le Pr Saint-Pro, également spécialiste du monde arabe et de l’islam au centre Maurice Hauriou de l’Université Paris Descartes-Sorbonne Paris Cité, a fait en outre remarquer que S.M. le Roi Mohammed VI a envisagé le projet de régionalisation comme «une nouvelle étape vers une modernisation qui doit rester combinée à la tradition nationale et aux paramètres du Maroc millénaire». Pour l’expert français, la relance du processus de décentralisation au Maroc répond à des besoins précis, à savoir parachever le changement de l’organisation administrative du pays pour associer tous les acteurs du développement et conjuguer leurs efforts avec ceux de l’État et réduire ainsi les fractures géographiques et socio-économiques. Il s’agit aussi, a-t-il ajouté, de permettre les adaptations rendues nécessaires par le statut avancé avec l’Union européenne et les défis de la mondialisation ainsi que de prendre en considération le facteur social.

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